Le 17 décembre 2004, la société Marionnaud Parfumeries (« Marionnaud ») annonçait des corrections d'erreurs comptables de plus de 90 millions d'euros entraînant la chute brutale de son cours de bourse. Contacté par de nombreux actionnaires, DEMINOR a mené une analyse l'ayant convaincu de l'existence de malversations comptables (particulièrement en ce qui concerne « les marges arrières ») et du caractère inexact et trompeur de la communication financière de Marionnaud.
A la suite de cette analyse, 132 actionnaires minoritaires regroupés par Deminor ont engagé une action civile à l'encontre de Marionnaud afin d'obtenir réparation du préjudice subi et ont assigné Marionnaud en réparation le 23 septembre 2005 devant le Tribunal de commerce de Créteil. Marionnaud a alors mis en cause les anciens dirigeants, Marcel et Gérald Frydman, dont elle a demandé l'intervention forcée.
Après avoir débouté Marionnaud de sa demande de sursis à statuer dans un jugement rendu le 19 février 2008, le Tribunal de commerce de Créteil a décidé de renvoyer l'affaire à une audience de procédure le 27 janvier 2009. L'audience de plaidoiries a finalement eu lieu le 24 mars 2009.
Le 19 janvier 2010, le Tribunal de Commerce de Créteil a rendu son jugement, confirmant que la société Marionnaud avait commis une faute en diffusant une information inexacte et trompeuse au marché, causant ainsi un préjudice à ses actionnaires.
En conséquence, la société Marionnaud a été condamnée à verser 6,84 euros par action, auxquels s'ajoute environ 1 euro au titre des intérêts légaux, soit près de 8 euros par action.
Dans le délai qui leur était imparti, Messieurs Marcel et Gérald Frydman ont interjeté appel de cette décision.
La première audience de la procédure d'appel a été fixée au 19 octobre 2010.
Toute personne concernée par cette affaire et non partie prenante à cette procédure peut prendre contact avec Deminor (fabrice.remon@deminor.com).